La Ferme Urbaine

La REcyclerie fait émerger une Ferme Urbaine innovante, véritable terrain d’expérimentation écologique, qui propose un mode cultural pérenne associé à plusieurs espaces complémentaires.

La Ferme Urbaine de la REcyclerie permet la création d’un refuge de biodiversité dans le quartier dense de la Porte de Clignancourt. La nature est introduite sur près de 1000 m2 favorisant ainsi le développement des corridors écologiques.
La Ferme respecte la biodiversité de la Petite Ceinture tout en participant à la restauration des sols au sein d’un ancien territoire ferroviaire. Depuis son ouverture, la Ferme se compose de plusieurs espaces complémentaires et interdépendants.

Aujourd’hui, on expérimente à la ferme de La REcyclerie avec une basse-cour de 19 poules, un jardin d’aromates et d’arbres fruitiers, des constructions en bois locaux d’Ile de France, deux systèmes de compostage, une prairie mellifère sur le toit accueillant 4 ruches, une jungle végétale intérieure, un système d’aquaponie, et surtout un potager collectif de 400m2.

  • La végétalisation très dense du toit du poulailler

Zones végétalisées intérieures
Au sein des espaces intérieurs, une jungle recouvre les murs et les vitres de la REcyclerie. Sur le toit émerge une prairie sauvage mellifère qui favorise la prolifération des espèces volatiles, réduit le ruissellement des eaux de pluie et crée une isolation thermique naturelle.

Un potager partagé expérimental
Le potager et le jardin d’aromatiques de la Ferme Urbaine de la REcyclerie, implantés le long des voies de la petite ceinture, s’inscrivent dans un mouvement d’expérimentation autour des enjeux de l’agriculture urbaine et, notamment celui du potentiel de reconversion d’anciennes friches en espace de cultures. 400 m2 ont été transformés en potager collectif selon des techniques et principes de l’agro-écologie. Le travail du sol s’est effectué de manière non mécanisée, avec les matières disponibles sur place.

La basse cour
Un poulailler sur deux étages a été réalisé avec les habitants du quartier et une partie du talus a été aménagée en enclos. Cet élevage d’animaux auxiliaires tient une place importante au sein de l’écosystème de la Ferme. 19 poules et un coq habitent désormais les lieux et participent à la réduction des déchets du restaurant -entre 6 et 12 kg par jour- et pondent plus de 4000 œufs par an, offerts aux adhérents. Une fois par mois, les canards indiens sont lâchés dans le potager afin d’éliminer certains nuisibles, apportant ainsi un soutien au jardinier.

Le bassin aquaponique
Ce système permet de cultiver sur une petite surface un grand nombre de végétaux et d’élever des poissons comestibles. Il est alimenté par la récupération des eaux de pluie et fabriqué à partir de matériaux de récupération. Nous avons actuellement mis en place un bassin test sur les quais accueillant légumes et plantes aromatiques. Nous avons comme projet la mise en place d’une serre qui accueillera un système agricole aquaponique. Il s’agit de développer la culture de légumes en symbiose avec un élevage de poissons.

Des ruches

Sur le toit de la REcyclerie 3 ruches accueillent des abeilles qui produisent le meilleur miel de Paris ! Dans les ruches de type dadant, se trouvent, des abeilles Italiennes et Buckfast. Un résultat obtenu grâce à nos apiculteurs Volcan et Hervé. Un grand merci à eux.

Le système de compostage
Le bar cantine génère un grand nombre de matières organiques essentielles pour l’entretien de la ferme, tout comme les sceaux à compost mis à disposition des habitants du quartier. Les épluchures, le marc de café, les bols en carton et bien d’autres déchets sont répartis dans nos différents systèmes de compost.  Chaque compost doit être parfaitement équilibré, c’est pourquoi nous avons mis en place différentes techniques : un lombricomposteur transforme les déchets organiques grâce à des vers qui s’en nourrissent et les rejettent sous la forme d’un terreau très fertile et deux compost végétaux.

Une grande biodiversité

Suite à une étude menée par l’Observatoire Participatif des Vers de Terre sur le sol de notre potager, les résultats dévoilés prouvent que rien n’est irréversible. Après des décennies de déchets jetés sur ces quais laissés à l’abandon & le travail quotidien mené par les employés de la ferme urbaine, notre sol se révèle être l’un des plus riche de Paris, avec plus de 127 verres au m2 soit 415 kilos / hectar !

Grâce à ces mois de bons traitements, de compost des épluchures de la REcyclerie et des composts des riverains, de respect et d’attention pour la faune de lombrics, de nombreux vers de terre sont présents & sont de très bons indicateurs de biodiversité et de très bons ingénieurs du sol.

Le détail du rapport est disponible ci-dessous :

Analyse Lombricienne1 & Analyse Lombricienne2 & Analyse Lombricienne3

Un projet imaginé par Philippe Peiger
Imaginé par Philippe Peiger de Jardin Jade, le projet a ensuite évolué sous la coordination de Judith Lasry et de Anaïs Condado, qui ont mises en place la création du potager partagé en mars 2015 aux côté de Leonard Nguyen Van Thé, technicien agricole et expert en régénération des sols urbains. Aujourd’hui, les espaces de la Ferme Urbaine sont gérés et entretenus sous la houlette de Lucie Humbaire, ingénieure agronome et de Julien Lenoir, jardinier-paysagiste, fort de plusieurs années d’expérience au sein de différents sites de la Petite Ceinture.









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