TOUS CRÉATEURS DE BIENS COMMUNS AVEC L’ÉCONOMIE COOPÉRATIVE

05/04/2019

Loin des logiques mercantiles portées par les plateformes du type Uber ou Airbnb, des théoriciens et des entrepreneurs dessinent d’autres schémas collaboratifs. L’objectif ? Favoriser l’émergence d’une société de partage, créer des communs. Place à l’économie coopérative !

économie coopérative

Débat enregistré en public le lundi 1er avril 2019 à La REcyclerie (Paris), en présence de Michel Bauwens, fondateur de la Foundation Peer to Peer Alternatives, Clothilde Sauvages, connector Ouishare, et Bastien Sibille, président de Mobicoop.

Du collaboratif au coopératif

Les plateformes collaboratives financiarisées sont critiquables car, d’après Bastien Sibille, elles ont transformé la collaboration en un acte de consommation ; « elles ont mis un écran et du commercial entre des gens qui partageaient quelque chose de façon désintéressée. » En réaction à la « privatisation du bien commun qu’est le covoiturage [par Blablacar]», cet entrepreneur social a créé Mobicoop. Les utilisateurs de ce site de covoiturage libre sont tous invités à devenir coopérateurs, à participer à la gouvernance de la coopérative.

Tous commoners !

Selon Michel Bauwens, « la véritable économie collaborative » – pour reprendre les termes de son dernier ouvrage – porte en elle les germes d’une société post-capitaliste. Afin d’enclencher ce changement de paradigme, l’auteur invite chacun à créer des ressources partagées. « On doit s’auto-organiser. Du moment que l’on se considère comme travailleur, on se considère comme une partie du capitalisme. Dès que l’on devient commoner, on co-construit des communs ; on co-construit le monde de demain, chaque jour. »

Vers des « territoires de partage » ?

Quant au collectif OuiShare, son objectif est désormais de « connecter les acteurs et de faire atterrir l’économie collaborative sur le terrain. » Leur étude Sharitories identifie notamment quatre piliers pour une ville collaborative et connectée : production distribuée, consommation collaborative, finance participative et gouvernance partagée. « Si le numérique est aujourd’hui un fait de société, il ne remplace pas les lieux physiques » prévient toutefois Clothilde Sauvage.

L’équipe

Programmation : Les Filles sur le Pont.

Animation du débat, montage son, rédaction : Simon Beyrand.

Sound design : JFF.

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